L'École Nationale des Sous-Officiers d'Active

La vocation militaire de Saint-Maixent, née au XIIIe siècle avec l'édification d'un château fort et l'implantation d'une garnison permanente, s'est affirmée au cours des siècles.

Elle trouve sa consécration le 20 Avril 1881 avec l'ouverture des portes de l’École Militaire d'Infanterie, en lieu et place du château.

Par décret du 23 octobre 1925, elle devient l’École Militaire de l’Infanterie et des Chars de Combat (EMICC). 

Un an plus tard, la ville de Saint-Maixent souligne de manière pérenne son lien avec l’institution militaire en ajoutant le substantif de l’« École » à son nom.

Après la Libération, arrivent à Saint-Maixent-l’Ecole les officiers et sous-officiers issus des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.), afin d’assurer leur perfectionnement tactique et technique. Cette école, lÉcole des Cadres d’Infanterie, laisse place l’année suivante à l’École des Cadres de Saint-Maixent créée par le maréchal de Lattre de Tassigny.

Le nom de l’école change encore, en 1948, pour devenir l’École des Sous-Officiers.

Le ministre des armées Pierre Messmer décide, le 1er septembre 1963, de créer l’École Nationale des Sous-Officiers d’Active avec pour mission de « marquer les sous-officiers d’une empreinte commune  »

En 1990, sur décision du CEMAT (chef d’état-major de l'armée de terre), l’ENSOA se voit attribuer la belle et exigeante devise « S’élever par l’effort » provenant de l’École Militaire de Strasbourg, héritière de l’École de Cadres de Rouffach (1945-1985).

Avec la professionnalisation et la fermeture de l’École Nationale Technique des Sous-Officiers d’Active d’Issoire-Tulle (ENTSOA), l’ENSOA reste seule en charge de la formation initiale des futurs sergents et maréchaux-des-logis de l’armée de Terre et s’impose naturellement comme point central de la formation générale des sous-officiers à partir de 1998.

Depuis juillet 2005, l’école assure la formation initiale des sous-officiers de réserve. Cette même année, l’ENSOA renoue avec la tradition en accueillant de nouveau les sous-officiers d’active pour leur stage de perfectionnement.

Elle assure en outre à partir de 2009 la formation de perfectionnement des réservistes. A ce titre, et au sens littéral du terme, l’ENSOA, implantée au quartier Coiffé, devient bel et bien la Maison Mère de tous les sous-officiers de l’armée de Terre.

(photo ci-dessus à droite)

De construction récente, le poste de commandement est situé en haut de la rue de la Tour Carrée, face à l'entrée principale de l'école et entouré des terrains d'entrainement et des installations sportives. C'est sur cette place que sont accueillies les personnalités et les familles lors des cérémonies de remise de galons.

« L’apparition des premières femmes servant sous l’uniforme date de la Première guerre mondiale mais c’est à partir du deuxième conflit mondial qu’elles ont pu s’engager sous statut militaire. La féminisation évolue alors de façon lente et progressive notamment dans les années 70 et 80, pour s'accentuer à la fin des années 90. »1

Au niveau de l’ENSOA, les premières élèves sous-officiers féminins (au nombre de 174) ont intégré, à l’aube du 4 janvier 1984, la 109ème promotion « maréchal-des-logis Alies », au 2ème bataillon.

(photo ci-contre) ancienne entrée

Pour les saint maixentais, le quartier coiffé est synonyme d'école militaire. Le principal repère visuel est l'ancienne infirmerie, élégant bâtiment blanc aux encadrements de fenêtres en briques rouge, proche de l'ancienne entrée principale, face à la gendarmerie.

L'ancienne abbaye, devenue caserne Canclaux, fermée en 2010 et rachetée par la ville en septembre 2011, le quartier Marchand, le quartier Denfert, aujourd'hui disparu, (devenu place du centenaire, quartier Varaize) et le quartier Coiffé ont été occupés au hasard des diverses formations des cadres, officiers et sous-officiers de l'armée de terre.

Seul le musée du sous-officier subsiste au quartier Marchand, site de la première école militaire.

Effectifs formés à l'École

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Remise des galons

À l'issue de leur formation, les élèves sous-officiers reçoivent les galons de Sergent au cours d'une cérémonie symbolique. Certaines ont lieu de nuit, ce qui en accroit la solennité.   

14 juillet 2017

Champs-Élysées, Paris

Crédits photos

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Remerciements à la direction de la Communication de l'ENSOA. 

(1)  https://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/les-femmes-dans-l-armee-de-terre-une-realite-forte